Accueillir ses émotions

Il y a quatre émotions de base (on rajoute parfois le dégoût), qui sont la peur, la joie, la colère et la tristesse.

On obtient toute une gamme d’émotions suivant leur intensité. C’est très bien résumé dans ce tableau.

(On remarquera l’aspect mathématique de la présentation :-). Comme quoi, les maths sont un langage universel!)

 source  http://clic.formationnonviolence.org/les-emotions/

Quand on ressent une émotion, cela ne sert à rien de se le reprocher, de vouloir l’ignorer, de l’enfouir. Au contraire. Les émotions sont nécessaires. L’important est qu’elles ne deviennent pas handicapantes.

La première chose à faire c’est de l’accepter. (« Ok, j’ai peur, j’ai peur de me lanter au devoir surveillé. »). La peur est nécessaire, elle évite de se mettre en danger. Elle peut permettre de réagir face à un danger en fuyant par exemple. Quand on reste « paralysé par la peur », au point qu’on n’a plus rien dans la tête, n’est-ce pas une sorte de fuite ? Bon évidemment devant un devoir surveillé de maths, ce n’est pas une option, parce que cela ne sert à rien, au contraire. C’est un comportement inadapté.

L’accepter, ça veut dire qu’on a le droit de ressentir cette émotion et ne pas se juger, ne pas le nier non plus. Pas de « en plus je suis nul d’avoir peur…” etc.

Si on est en colère et qu’on a envie de taper sur quelqu’un le mieux c’est de s’isoler. De même si on est très triste et qu’on a envie de pleurer, parce qu’on n’a pas forcément envie que les autres nous voient. Une grande joie, un état d’euphorie, n’est pas non plus propice à un travail efficace. Il faut également faire redescendre le niveau d’énergie.

Mais si on n’arrive pas à reconnaître l’émotion, ce n’est pas grave. Ne prenez pas la peine de chercher à la nommer, ni à chercher le pourquoi du comment. Il faut se concentrer sur ce qu’on ressent dans son corps, tout en faisant de profondes respirations.

“Où ça se passe dans mon corps ? Le ventre noué, la gorge serrée, les yeux qui pleurent, les bras tous mous, envie de vomir ?” Prenez le temps d’observer aussi comment ça se déplace dans le corps. Et assez rapidement, ces sentations inconfortables vont diminuer, voire disparaître.

Vous pouvez ensuite poser vos mains à plat sur la table et vous concentrer sur le contact de vos doigts sur la table, tout en continuant à faire de profondes respirations.

Ce qui marche bien aussi, si c’est possible, c’est de sortir faire quelques pas, de boire un verre d’eau.

On peut également faire des “gestes croisés”, en se tapotant doucement (par exemple, on croise les bras et on tapote doucement ses épaules, ou on croise les mains sur les genoux et on tapote doucement.) Ces gestes permettent de déconnacter l’émotion et la pensée. Ce sont des techinques issues de l’EFT, Emotional Freedom Technique. Vous pourrez trouver une méthode simplifiée sur le site de Sandrine Lecuyer.)

L’émotion aura alors retrouvé sa juste place et vous pourrez vous mettre au travail.

Maintenant, si à chaque fois que vous pensez aux maths, vous êtes sous le coup d’une émotion forte, il faudra s’attaquer au problème avec de l’aide d’un professionnel, psychopédagogue spécialisé en maths, coach, hypnothérapeuthe, sophrologue, praticien EFT, etc.